« Trash Vortex » : conscience plastique

Dans son onzième roman, Mathieu Larnaudie explore avec ironie le vertige des élites face au précipice du cataclysme à venir. Ou l’art de se donner bonne conscience sans rien changer.

Lola Dubois-Carmes  • 28 août 2024 abonné·es
« Trash Vortex » : conscience plastique
Les clins d’œil au lecteur ancrent pleinement l’histoire dans les peurs contemporaines pour en dresser une satire qui n’épargne personne
© Marc Melki

Trash Vortex, en référence au « septième continent » de plastique, nous emporte tel un gyre océanique parmi les puissants, politiques et économiques, confrontés à un futur jugé hypothétique. La vieille Madame Eugénie Valier, à la tête d’une multinationale dont elle a hérité, observe sa propre disparition se profiler et ne cesse de ruminer avec obsession celle, imminente, de l’humanité. En réponse à cette crainte, et certainement aussi pour régler ses comptes avec son défunt père, la femme d’affaires décide de liquider la quasi-intégralité des branches de l’entreprise et d’en reverser les fonds à une fondation.

La mission de celle-ci ? Nettoyer le septième continent de plastique situé dans le Pacifique Nord. Mais derrière cette noble cause, les divers personnages qui gravitent autour du projet apparaissent avant tout animés par d’autres motivations, qu’elles soient politiques, égotiques, financières ou carriéristes.

Les références à l’actualité et à la culture populaire, évidentes mais jamais nommément désignées, comme l’affaire Benalla ou

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Littérature
Temps de lecture : 3 minutes