« Un Amor » : se perdre à la campagne

La cinéaste espagnole Isabel Coixtet raconte l’arrivée d’une jeune femme seule dans un village.

Christophe Kantcheff  • 8 octobre 2024 abonné·es
« Un Amor » : se perdre à la campagne
Le film donne à voir une situation où se mêlent les sentiments complexes, douloureux d’une femme dans un environnement sexiste
© Arizona Film

Nat (Laia Costa), jeune femme trentenaire, traductrice de profession, arrive de la ville pour s’installer dans un village perdu en Espagne. Elle se retrouve dans une maison aux murs vermoulus, sur le point même de s’effondrer, que lui loue un propriétaire sans scrupule. En outre, celui-ci lui donne d’autorité un chien couvert de cicatrices, témoignages de mauvais traitements.

Immédiatement, des hommes du village tournent autour de Nat : son voisin, marié, deux enfants, présent le week-end ; Píter, célibataire, confectionnant des vitraux sans âme, le genre à lui expliquer la vie en permanence. Mais personne pour faire le nécessaire chez elle afin que sa maison ne prenne plus l’eau. Sauf Andreas (Hovik Keuchkerian), surnommé « l’Allemand » dans le village, considéré comme un peu à part. Plus cash que les autres hommes : il propose à Nat d’accomplir les travaux et, en échange, de « le laisser entrer en elle un moment ».

Harcèlement

On

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Cinéma
Temps de lecture : 2 minutes