Le CHU de Clermont- Ferrand, symbole d’un hôpital public malade et en colère
Alors que l’intersyndicale appelle à une grève nationale dans les hôpitaux publics, un mouvement social a déjà commencé à Clermont-Ferrand, le 9 octobre. En cause : les conditions de travail et la refonte des emplois du temps.

Pour les soignant·es du CHU de Clermont-Ferrand, la goutte d'eau a déjà débordé du vase. 14 services sont en grève, soit plusieurs centaines de personnes selon les syndicats, certains depuis le 9 octobre. La cause ? Sous couvert d’un changement de logiciel nommé Chronos, la direction veut réorganiser les cycles de travail des agent·es du CHU avec de nouvelles trames qui doivent s’appliquer au 1er janvier 2025.
Tout a commencé avec les aides soignant·es et les infirmier·es de nuit du service de chirurgie cardio-vasculaire. Certain·es agent·es ont vu leur planning modifié et leur repos remis en question, fragilisant ainsi "l'équilibre entre vie professionnelle et vie privée" explique Siham Nouacer, secrétaire générale FO au CHU.
Ils sont en train de faire de l'hôpital public un système marchand avec un taux d’occupation des lits.
C. CibertUne problématique d’autant plus importante pour les familles monoparentales : "Certaines femmes ont pris un emploi à 80 % pour pouvoir passer le mercredi avec leurs enfants. C'était un arrangement entre nous mais, maintenant, elles ne pourront plus le faire. Elles auront un jeudi, puis, la semaine d’après, un lundi…", grince-t-elle.
Les congés irréguliers auront également une incidence sur les personnes ayant un enfant en garde alternée : "Un agent est venu me voir me disant que, désormais, il allait travailler un week-end sur deux contre deux week-ends d’affilés actuellement, ce qui signifie qu’il doit prendre un avocat pour retourner voir le juge. D’autres se retrouvent à devoir prendre une nourrice quand ils ont la garde."
Le personnel déjà épuiséPire encore, les nouvelles trames entraîneraient une augmentation du rythme alors que le personnel est déjà épuisé par un manque d’effectif. Hélène* a 40 ans et travaille depuis presque 20 ans en tant qu’infirmière de nuit au CHU. Elle fait partie d’un des premiers services dont la trame a été modifiée. "Nous aimons notre métier
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