« Saison toxique pour les fœtus », sombre chronique

Vera Bogdanova propose une photographie de la Russie à travers une famille modelée par une société viciée.

Lola Dubois-Carmes  • 2 octobre 2024 abonné·es
« Saison toxique pour les fœtus », sombre chronique
© Aleksandr Popov / Unsplash

Inventez une histoire d’amour cachée entre deux cousins adolescents, ajoutez comme paysage la Russie du début des années 2000 – secouée par les attentats –, puis imbibez le tout d’alcool : vous obtiendrez une chronique familiale aussi déroutante que captivante. Vera Bogdanova esquisse la jeunesse de Jénia, une jeune fille dénigrée par son père mais pleine d’espoirs quant à l’avenir, qu’elle imagine effervescent et glamour.

De son côté, son cousin, Ilia, rêve de fuir un beau-père violent et une mère aigrie, puis de réussir sa vie coûte que coûte. Entre les deux, la complicité est immédiate. Au fil de scènes prises comme des photographies année après année, la tension amoureuse devient évidente et la clandestinité s’amorce. Viennent ensuite la révélation puis l’ostracisme familial.

Jénia n’est plus la bienvenue, et la honte de cette relation interdite pèse plus lourd sur ses épaules que sur celles de son cousin. Elle est loin d’être la seule dans le

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Littérature
Temps de lecture : 2 minutes