Rock : Howlin’ Banana Records, à plein tube
Le très actif label francilien propage un rock indé aux diverses nuances, avec une détermination avisée.
dans l’hebdo N° 1841-1843 Acheter ce numéro

S’inscrivant dans le cadre d’une association créée en novembre 2011, Howlin’ Banana Records – label parmi les plus dynamiques et stimulants à l’heure actuelle dans la sphère du rock indépendant en France – a fait paraître son premier disque en mai 2012. Il s’agit en l’occurrence d’un 45-tours des Sixty Second Swingers, éphémère groupe de rock garage de La Rochelle. Depuis, de nombreuses autres sorties ont enrichi le catalogue, entièrement disponible sur la plateforme spécialisée Bandcamp.
Fondateur de cette entreprise, petite mais ô combien efficiente, Tom Picton nous confie avoir lui-même taquiné la guitare durant ses jeunes années mais souligne qu’il a « toujours été plus intéressé par le fait d’écouter de la musique plutôt que d’en jouer ». À l’issue d’un stage de fin d’études effectué au sein du label anglais Dirty Water Records, il a décidé de lancer sa propre enseigne, animé par le sentiment « qu’il y avait une place pour exister dans le paysage français ».
100 % artisanalTrès attaché au principe du do-it-yourself, si important dans le mouvement punk en particulier et dans la scène musicale alternative en général, il a d’emblée engagé Howlin’ Banana sur la voie d’une autonomie 100 % artisanale, toujours aussi cruciale à ses yeux aujourd’hui. Habitant à Maisons-Alfort, Tom Picton s’occupe du label tout seul chez lui, bénévolement, et sans percevoir aucune subvention. Il gagne sa vie en parallèle. Depuis 2019, il travaille ainsi comme programmateur à l’International, bar
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