« Histoire(s) décoloniale(s) », éclats mémoriels
La captivante série chorégraphique de Betty Tchomanga explore les relations entre l’Occident et l’Afrique.
dans l’hebdo N° 1847 Acheter ce numéro

© Grégoire Perrier
Ayant débuté comme danseuse à la fin des années 2000, Betty Tchomanga mène depuis les années 2010 une activité de chorégraphe qui se distingue par un désir de dépassement des limites et un engagement maximal du corps. En témoigne notamment Mascarades (2019), saisissant solo issu d’une recherche autour du culte vaudou.
Née d’un père camerounais et d’une mère française, la jeune femme dédie une part majeure de son travail chorégraphique aux relations entre l’Occident et l’Afrique. Répondant à une proposition de création jeune public faite par Le Quartz, Scène nationale de Brest, elle a réalisé récemment Histoire(s) décoloniale(s), œuvre en quatre épisodes, chacun développé avec un·e interprète spécifique.
Trois épisodesModulable, le projet se déploie dans des lieux (établissements scolaires, salles de spectacles…) et des formats (un épisode ou plusieurs) divers. Sous-titrée Portraits croisés, la version intégrale – environ 2 h 30 – a été créée à Brest en novembre 2024. On peut maintenant la découvrir à Paris, au Théâtre de la Bastille, dans le cadre du festival Faits d’hiver.
Le premier épisode, #Emma, retrace l’histoire du colonialisme et de l’esclavagisme via un texte convulsif – en partie autobiographique – et un matériau physique hyper expressif porté dans tout son corps, visage inclus, par Emma Tricard, que
Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :
Pour aller plus loin…
« La Visite » : singularité multiple
Le frisson Akim Omiri
Sarah Lélé, écoutez-la blaguer