« Le Mohican », une folie bergère
Frédéric Farrucci raconte l’histoire d’un éleveur de brebis s’opposant seul à la mafia.
dans l’hebdo N° 1849 Acheter ce numéro

© Koro film / Atelier de production / Les films Novoprod
Après le prometteur La Nuit venue, dont l’action se déroulait à Paris, Frédéric Farrucci a situé son deuxième long métrage en Corse. C’est-à-dire chez lui. Pour autant, il est loin d’en faire un portrait complaisant. On comprend en quelques scènes de quoi il retourne : en bord de littoral, l’exploitation de Joseph, berger, échappe encore à la mafia, qui s’est adjugé toutes les terres alentour afin de les livrer à la spéculation.
Joseph refuse de vendre. Ça tourne mal. Le voilà en cavale, après qu’il a tiré sur un mafieux venu le relancer avec une arme sur lui. Qui dit cavale dit mouvement. Plongeant dans la clandestinité, Joseph parle peu. Alexis Manenti, tout aussi excellent que dans ses rôles précédents (Les Misérables, Le Ravissement…), interprète ce berger à la présence corporelle massive et au regard marquant à la fois la détermination et l’incompréhension de voir sa vie basculer ainsi.
Le film
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