« Le Mohican », une folie bergère

Frédéric Farrucci raconte l’histoire d’un éleveur de brebis s’opposant seul à la mafia.

Christophe Kantcheff  • 11 février 2025 abonné·es
« Le Mohican », une folie bergère
Un film sec comme un polar et innervé par l’existence de quelques îlots de résistance à la mafia.
© Koro film / Atelier de production / Les films Novoprod

Après le prometteur La Nuit venue, dont l’action se déroulait à Paris, Frédéric Farrucci a situé son deuxième long métrage en Corse. C’est-à-dire chez lui. Pour autant, il est loin d’en faire un portrait complaisant. On comprend en quelques scènes de quoi il retourne : en bord de littoral, l’exploitation de Joseph, berger, échappe encore à la mafia, qui s’est adjugé toutes les terres alentour afin de les livrer à la spéculation.

Joseph refuse de vendre. Ça tourne mal. Le voilà en cavale, après qu’il a tiré sur un mafieux venu le relancer avec une arme sur lui. Qui dit cavale dit mouvement. Plongeant dans la clandestinité, Joseph parle peu. Alexis Manenti, tout aussi excellent que dans ses rôles précédents (Les Misérables, Le Ravissement…), interprète ce berger à la présence corporelle massive et au regard marquant à la fois la détermination et l’incompréhension de voir sa vie basculer ainsi.

Le film

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Cinéma
Temps de lecture : 2 minutes