« Les fils qui se touchent » : SOS mémoire du peuple

Nicolas Burlaud mêle souvenirs personnels et collectifs.

Christophe Kantcheff  • 18 février 2025 abonné·es
« Les fils qui se touchent » : SOS mémoire du peuple
Le réalisateur plonge dans ses souvenirs et, dans un geste plus large, s’interroge sur la façon dont une mémoire collective s’édifie et se transmet.
© Fonds Masharawi & Coorigines Production

Nicolas Burlaud se retourne sur son passé. Un effet de la crise de la cinquantaine ? D’un genre particulier : le réalisateur est soudain en proie à l’épilepsie, qui l’oblige à passer des IRM du cerveau. Avec l’aide de médecins, il découvre que son hippocampe a une anomalie. Or cette structure cérébrale joue un rôle déterminant dans l’élaboration de la mémoire. Et voici le réalisateur plongeant dans ses souvenirs et, dans un geste plus large, s’interrogeant sur la façon dont une mémoire collective s’édifie et se transmet.

Pour ce faire, il s’appuie sur les archives considérables que constituent vingt-cinq années d’existence d’une télévision locale à Marseille due au collectif Primitivi, fondé par Burlaud et qu’il anime encore aujourd’hui. Une télévision attentive aux quartiers pauvres, aux habitants des cités, aux populations précaires, aux étrangers, aux minoritaires.

Intime et politique liés

Les fils qui se touchent : excellent titre ! Il dit bien le choc que représente une crise d’épilepsie à la manière d’une électrisation. Il décrit aussi la forme que le cinéaste donne à son film, qui tresse ces trois fils conducteurs : le fonctionnement de son cerveau, les grandes étapes de sa vie (qu’il évoque notamment avec des photos, comme la naissance de l’un de ses enfants) et des reportages de Primitivi. Dont un sur un loto organisé en 2013

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Cinéma
Temps de lecture : 2 minutes