Sahara occidental : la France, alliée constante du Maroc
Paris, tenu par ses intérêts économiques et géopolitiques avec Rabat, n’a jamais appuyé la résolution du conflit au Sahara occidental par un référendum d’autodétermination, pourtant acté sous l’égide des Nations unies.

© Patrick Piro
« Les grands coupables, ce sont les Français ! », lance Sidi Khatri en guise de salutation au sortir de la pièce. Paris n’a pas bonne presse dans les campements sahraouis. Le musée de la Résistance de Rabouni expose en évidence les bribes d’un avion abattu dans les années 1980, un « Mirage F1 français » indique un panonceau. L’aviation française a été accusée à plusieurs reprises, et dès 1958, d’avoir participé à des opérations de bombardement incendiaire au napalm et au phosphore contre les forces armées sahraouies, pour défendre ses intérêts dans la région.
En 1976, alors que le Front Polisario venait d’entrer en guerre pour défendre le droit du peuple sahraoui à la souveraineté sur le Sahara occidental, le président français Valéry Giscard d’Estaing se montrait clairement défavorable à cette revendication, estimant
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