« Aimer perdre », vols de Pigeon

Les Belges Lenny et Harpo Guit signent une comédie crue et branque.

Christophe Kantcheff  • 25 mars 2025 abonné·es
« Aimer perdre », vols de Pigeon
Le style propre aux frères Guit leur permet de brosser le portrait d’une jeune fille émancipée, un peu folle dingue et à tous égards insaisissable, telle qu’on en voit peu au cinéma.

Non-amateurs de grimaces, s’abstenir ! C’est d’ailleurs sur l’une d’elles que s’ouvre Aimer perdre. On découvre en effet le visage de l’héroïne, Armande Pigeon (Maria ­Cavalier-Bazan), les traits du visage déformés. Puis elle lance : « C’est quoi cette galère ! » Efficace entrée en matière puisqu’en deux plans voilà le ton donné et l’intrigue résumée. Armande est une fille libre et sans un rond qui vit à Bruxelles de la débrouille, de rapines et d’argent emprunté jamais remboursé, ce qui suscite bien des situations délicates où elle s’illustre par ses dons de loseuse qui, malgré tout, ne cesse de rebondir.

Après Fils de plouc (2021), Aimer perdre est le deuxième long métrage des frères Lenny et Harpo Guit, qui affectionnent la comédie crue et branque comme les Belges peuvent la pratiquer avec, en plus, un petit air à la Jean-Pierre Mocky. Non parce qu’ils

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Cinéma
Temps de lecture : 2 minutes