« Manas », la beauté prise au piège
Marianna Brennand met en scène une adolescente au nord du Brésil en butte aux violences sexuelles.
dans l’hebdo N° 1855 Acheter ce numéro

Jusqu’à présent réalisatrice de documentaires, la Brésilienne Marianna Brennand signe avec Manas à la fois son premier long métrage et sa première fiction. Ce qui frappe dans sa filmographie, c’est le blanc sur plusieurs années depuis 2016, que la cinéaste n’a pourtant pas passées à ne rien faire : elle a entrepris une étude quasi anthropologique sur les jeunes filles vivant le long du fleuve Japurá, dans le nord du Brésil, et plus largement dans l’État du Pará. Celles-ci sont en proie à une exploitation sexuelle en même temps qu’elles sont exposées à des violences familiales. Anticipant l’impossibilité de filmer ces jeunes filles face caméra, Marianna Brennand a opté pour la fiction.
On pouvait craindre le didactisme ou un ton pesant de dénonciation. Au contraire, la cinéaste fait exister ses personnages, qui ne sont en rien les illustrations figées de témoignages collectés. Dans la maison familiale, le père (Rômulo Braga) et la mère
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