Amandine Lourdel, verve folle et verve sage
Dans son premier spectacle, Amandine Lourdel étale sa vie de trentenaire célibataire paumée avec une poésie populaire convaincante.
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© Louise Lepron
Il n’y a pas quinze mille façons d’émerger dans l’humour aujourd’hui : il y a la voie des réseaux sociaux, alimentés par des vidéos face caméra hyperdynamiques, que nous, spectateurs, nous partageons comme des chouquettes – une ascension souvent qualifiée de foudroyante –, ou celle, plus lente et traditionnelle des tremplins d’humour, des festivals et de ses jurys. Ici, Amandine Lourdel joue double jeu.
Le premier venu n’imagine pas qu’avec ses 150 000 abonnés sur Instagram, ses vidéos « Brèves de conteuse » – elle se met en scène avec un torchon à la main et un bac à verres derrière un comptoir de brasserie – et ses chroniques sur France Inter, Amandine Lourdel traîne près de dix ans de théâtre en semi-professionnelle semi-galère, et qu’elle était à ça d’arrêter lorsqu’elle s’est essayée au stand-up, en 2019.
Son second souffle trouvé dans cette discipline, où la principale distinction avec le one-man-show est d’envoyer valser les codes du quatrième mur, la comédienne taille ses blagues dans les meilleurs comme les plus obscurs festivals
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