Espagne : une voie diplomatique à part ?
Si Pedro Sánchez a rompu avec la ligne européenne concernant le génocide de Gaza, il s’est aligné sur ses alliés du Vieux Continent concernant la guerre en Ukraine et l’augmentation des dépenses militaires.
dans l’hebdo N° 1854 Acheter ce numéro

© OSCAR DEL POZO / AFP
Le gouvernement espagnol a construit une voix propre en politique internationale, relativement autonome des grandes puissances européennes. Pedro Sánchez évolue avec habileté dans le domaine diplomatique, qu’il utilise pour obtenir des bénéfices sur la scène politique nationale. La montée de l’extrême droite mondiale lui a permis de se revendiquer comme l’un des rares dirigeants progressistes qui résistent à la vague réactionnaire mondiale, une stratégie qui lui a rapporté des bénéfices lors des élections générales de 2023 et qu’il exploite à nouveau depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche.
Sánchez est conscient que ses électeurs n’accepteront aucune réduction des dépenses sociales pour augmenter le budget militaire.
Sánchez – qui est aussi président de l’Internationale socialiste – a rompu avec la ligne européenne concernant le génocide de Gaza, en formulant de vives critiques contre Israël. L’Espagne a été l’un des premiers États occidentaux à reconnaître l’État de Palestine et à suspendre partiellement le commerce des armes avec Israël. Une position qui lui a valu des attaques démesurées de la part de Benyamin Netanyahou, qui est allé jusqu’à accuser Sánchez « d’inciter au génocide juif ». L’attitude du dirigeant espagnol répond en grande
Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :
Pour aller plus loin…
Au Soudan, le peuple pris au piège de la guerre
Stephen Miller, un suprémaciste à la tête de la sécurité américaine
Du Ku Klux Klan à l’ICE : le fantasme réactionnaire du mythe du chevalier