« L’Époux », la peau délivre
Patrick Autréaux signe un livre d’amour et d’émancipation, qui raconte comment le narrateur a perdu la foi pour entrer dans la religion de l’écriture.
dans l’hebdo N° 1858 Acheter ce numéro

© Francesca Mantovani / Gallimard
La plupart des livres de Patrick Autréaux sont d’ordre autobiographique. Les lisant les uns après les autres, on y reconnaît certains événements – en particulier sa traversée, jeune encore, du cancer, et sa rémission, à quoi il a consacré un cycle de quatre livres –, mais abordés avec un éclairage différent et surtout une autre focale. Car chaque livre suit une piste singulière, s’attache à extraire du parcours intime de l’auteur les repères déterminants, les facteurs d’explication et d’émancipation, qui tous renvoient à la nécessité de l’écriture.
L’Époux s’ouvre sur le mariage entre le narrateur – alter ego de l’auteur – et son compagnon, célébré dès que la loi l’a permis. D’emblée des antagonismes sont posés. Deux en particulier : d’une part, les parents de son compagnon acceptent mal l’homosexualité de leur progéniture, plus difficilement encore leur (futur) beau-fils ; d’autre part, le rejet de l’homosexualité par la religion catholique (ainsi que par toutes les autres), qui a pourtant eu une importance capitale pour le narrateur. Le livre va se poster sur ces deux fronts.
Sur le premier, ses beaux-parents, installés en Israël car son compagnon est de famille juive, opèrent une guerre de tranchées, avec quelques périodes de détente. Sur le second, ce dont le narrateur va rendre compte, c’est la voie qu’il a suivie le
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