« Villa Bergamote » : l’argent, médaille et revers
Mona Messine raconte avec sarcasme l’arrivée d’une belle-fille naïve dans une famille politicienne ultrariche.
dans l’hebdo N° 1857 Acheter ce numéro

© Chama CHEREAU
L’intérêt de cette parodie de polar – façon échanges de liasses de billets sous le soleil des Caraïbes et définition de stratégies électorales au bord de la piscine – réside avant tout dans le style ironique et travaillé de Mona Messine. Dans Villa Bergamote, son deuxième roman, Roxane, la narratrice, raconte, dans ce qu’on devine être une déposition à la police, sa rencontre avec Chéri. Puis celle avec Madame et Monsieur, à la Villa Bergamote.
Cette demeure est à la fois le cadeau de mariage des beaux-parents et un personnage à part entière, le seul sans doute auquel Roxane tient vraiment. À mesure que les saisons passent et que les enfants naissent, garantissant du même coup la mainmise de la belle-fille sur la Villa, les ennuis juridiques s’accumulent pour les beaux-parents – qu’on nous invite subtilement à imaginer sous les traits des Balkany… « Pour l’argent, aucun
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