« Villa Bergamote » : l’argent, médaille et revers

Mona Messine raconte avec sarcasme l’arrivée d’une belle-fille naïve dans une famille politicienne ultrariche.

Lola Dubois-Carmes  • 9 avril 2025 abonné·es
« Villa Bergamote » : l’argent, médaille et revers
Dans ce parodie de polar, les mauvaises herbes dépassent progressivement des dalles du jardin de la villa, à l’image du vernis de la famille parfaite qui s’écaille.
© Chama CHEREAU

L’intérêt de cette parodie de polar – façon échanges de liasses de billets sous le soleil des Caraïbes et définition de stratégies électorales au bord de la piscine – réside avant tout dans le style ironique et travaillé de Mona Messine. Dans Villa Bergamote, son deuxième roman, Roxane, la narratrice, raconte, dans ce qu’on devine être une déposition à la police, sa rencontre avec Chéri. Puis celle avec Madame et Monsieur, à la Villa Bergamote.

Cette demeure est à la fois le cadeau de mariage des beaux-parents et un personnage à part entière, le seul sans doute auquel Roxane tient vraiment. À mesure que les saisons passent et que les enfants naissent, garantissant du même coup la mainmise de la belle-fille sur la Villa, les ennuis juridiques s’accumulent pour les beaux-parents – qu’on nous invite subtilement à imaginer sous les traits des Balkany… « Pour l’argent, aucun

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Littérature
Temps de lecture : 2 minutes