« Racist piece of shit »
Le groupe punk/funk/ska Fishbone se produit actuellement en France, une tournée improvisée pour dénoncer l’Amérique de Trump.
dans l’hebdo N° 1860 Acheter ce numéro

© Fishbone
En 1989, une joggeuse est attaquée à Central Park, à New York. Cinq mineurs africains-américains sont inculpés et, dès cette époque, Donald Trump profite de l’affaire pour demander le rétablissement de la peine de mort. Plusieurs artistes réagissent, parmi lesquels les leaders du groupe de fusion punk/funk/ska largement plébiscité par la presse de l’époque : Fishbone.
Christopher Dowd, claviériste et tromboniste, se souvient : « Fishbone est composé de six Noirs qui ont grandi à Los Angeles à l’époque de Daryl Gates [chef du LAPD lorsque les « émeutes » embrasent la ville]. Nous savions très bien que les allégations contre les Central Park Five étaient une connerie. Je connaissais intimement ce sentiment d’injustice pour avoir survécu à la violence des gangs, à la drogue… » En 2002, les Central Park Five sont innocentés.
AccusationsLors de la dernière campagne présidentielle, Kamala Harris a rappelé l’histoire de ces cinq garçons pour dénoncer l’attitude de Donald Trump face au climat racial qui divise le pays. Les victimes ont, depuis, poursuivi le Républicain en diffamation. Quelques jours avant l’issue du scrutin, Fishbone a décidé de publier un titre intitulé « RxPxOxS », entendre « racist piece of shit », « morceau de merde raciste », portrait du candidat réélu.
Lorsqu’il s’agit d’un Blanc, on parle de 'protest song' ;
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