« The Warmth You Deserve », à cordes vibrantes
Projet de folk élargi, mené par le musicien français Yann Tambour, Stranded Horse publie un splendide nouvel album, conçu en binôme avec le joueur de kora sénégalais Boubacar Cissokho.
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© Jasmine Bannister
Comme son nom ne l’indique pas forcément, Yann Tambour – originaire du Cotentin – est venu à la musique via la guitare classique, dès l’âge de 7 ans. Au début des années 2000, il entame son parcours de compositeur sous le pseudo Encre, dans la veine très singulière d’une chanson en mode électronique teintée de sonorités acoustiques (notamment d’instruments à cordes).
« À l’époque, je passais beaucoup de temps enfermé dans ma chambre à concevoir des morceaux à base de samples et de bidouillages divers », se remémore Yann Tambour. Assez vite, il ressent le besoin de retrouver le contact physique avec un instrument et le plaisir du jeu.
En 2003, il connaît une forme de révélation en assistant à un concert du musicien et griot malien Moriba Koïta (en quartette), au cours du festival coutançais Jazz sous les pommiers. Happé par le concert, il est spécialement envoûté par le son de la kora, sorte de harpe-luth, très répandue dans la musique d’Afrique de l’Ouest.
Ayant acheté une kora lors d’un séjour à Berlin, il apprend à l’accorder et à l’apprivoiser, en transposant son jeu de guitariste. En 2005, il publie un EP avec trois morceaux qui marque le lancement de son nouveau projet musical, alors baptisé Thee, Stranded Horse. Après un premier album très remarqué, Churning Strides (2007), il réalise une tournée conséquente et rencontre plusieurs experts africains de la kora, dont le maître malien Ballaké Sissoko, avec lequel il enregistre quatre morceaux, parus sur un EP fin 2008.
Connexion parfaiteÀ partir de l’album Humbling Tides (2011), il simplifie son nom de scène : Stranded Horse. Désireux de creuser l’alliage entre sa pratique personnelle de la kora et la pratique traditionnelle, il a l’opportunité d’effectuer en 2012 un séjour à Dakar pour y jouer avec plusieurs musiciens locaux adeptes de la tradition mandingue. Parmi eux se trouve Boubacar Cissokho, neveu et disciple de Ballaké Sissoko, avec lequel va
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