« Leila et les loups », du côté des femmes
Inédit en France, le film réalisé en 1984 par Heiny Srour, raconte 80 ans d’histoire de la Palestine et du Liban.
dans l’hebdo N° 1861 Acheter ce numéro

Avec Randa Chahal Sabbagh et Jocelyne Saab, Heiny Srour fait partie de la génération des réalisatrices libanaises marquées par la guerre civile (1975-1990), dont l’œuvre mérite d’être davantage montrée. Celle de Heiny Srour est réduite en nombre de films – deux longs métrages, un de fiction et un documentaire, et des courts – mais certainement pas limitée en intérêt.
Née à Beyrouth il y a 80 ans dans une famille juive, elle rompt avec elle pour faire des études à Paris et suit notamment les cours de Jean Rouch sur le cinéma direct. Elle se rend ensuite au Dhofar en pleine guerre, où elle filme les combattants du Front populaire de libération du Golfe arabe occupé (FPLGAO), opposé à la présence des troupes britanniques à Oman. Elle en tire un documentaire en 1974, L’heure de la libération a sonné. Le film est sélectionné en compétition à Cannes, Heiny Srour devenant ainsi la première cinéaste arabe y figurant.
Elle réalise Leila et les loups dix ans plus tard, le tournage s’étendant sur plusieurs années. Un film résolument anticonformiste, puisqu’il revisite 80 ans d’histoire du Liban et de la Palestine en mettant en exergue le rôle des femmes, et dans une forme singulière. Leila et les loups est en effet composé d’épisodes ou de tableaux dont l’action se déroule à différentes périodes, avec
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