« Moi, ma mère et les autres », la vie sans tango

Venue d’Argentine, une comédie absorbant le tragique.

Christophe Kantcheff  • 6 mai 2025 abonné·es
« Moi, ma mère et les autres », la vie sans tango
Le film se veut très approchant du flux de la vie, dont les événements surviennent sans hiérarchie.
© JHR Films Distribution

En pleurs, torse nu, David, la trentaine, gémit parce que son amour le quitte. D’emblée, Iair Said ne montre pas son protagoniste à son avantage, et on va vite découvrir que David peut être faible et menteur. Un antihéros, autrement dit Monsieur Tout-le-monde. Le cinéaste plaide pour ce type de réalisme, y compris celui des corps : comme chez ­Guiraudie, David est gay et n’a rien d’un top mannequin : il est très enrobé. Également comédien, le cinéaste l’incarne – et ce n’est pas un vain mot.

Le spectateur va tout de même ressentir de la sympathie pour David. Grâce à des situations comiques, notamment lors du voyage en avion qui le ramène chez lui, à Buenos Aires, après avoir vécu à l’étranger. Il est aussi maladroit dans ses approches sexuelles ou amoureuses, qui ressemblent à celles d’un adolescent attardé.

David retourne loger chez sa vieille mère (Rita Cortese, une actrice star en Argentine) au moment où son oncle vient de mourir et où son père est dans le coma à l’hôpital. C’est là que David est touchant, peu armé qu’il est pour affronter ces drames familiaux, mais aimant et attentionné envers sa mère, sa tante (Antonia Zegers) et sa sœur (Juliana

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Cinéma
Temps de lecture : 2 minutes