« Daria », à la guerre comme à l’amour
Dans ce roman autobiographique, Ada D’Adamo confie ses joies et ses tourments de mère d’une enfant handicapée.
dans l’hebdo N° 1862 Acheter ce numéro

Un récit en clair-obscur. Ada D’Adamo est gravement malade et passe ses derniers mois à écrire pour témoigner du combat de sa vie : rendre l’existence de sa fille polyhandicapée plus légère. Rien n’avait préparé cette danseuse contemporaine, décédée trois mois après la publication de son livre dans son pays, l’Italie, à l’expérience de maternité qui l’attendait.
Tout est à apprendre au jour le jour dans ce « combat » pour lequel les comparaisons guerrières ne sont pas galvaudées. Pourtant, dans cette douloureuse traversée écrite à la première personne, éclate tout l’amour parental porté à cette jeune Daria. Une odyssée rythmée par des saynètes plus légères de rencontres avec d’autres enfants qui ont l’art de présenter la réalité sous un nouveau jour.
Les chapitres concentrés sur Daria avancent de manière linéaire, permettant d’observer ce nouveau-né devenir jeune femme, contrairement à ceux qui s’attardent sur le parcours d’Ada uniquement – son accouchement, son premier amour, des bribes d’enfance, la danse ou son couple –, sa fille constituant ainsi la colonne vertébrale de cette autofiction. Cette construction littéraire permet également d’imbriquer la vie de l’une dans celle de l’autre, tels des miroirs.
Des existences qui finiront d’ailleurs par se lier encore davantage dans l’expérience de la maladie. Il faut alors tâcher de
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