En Espagne, l’extrême droite choisit la violence
Face à une série d’agressions racistes et à une rhétorique de plus en plus radicale, l’extrême droite espagnole, menée par Vox, mène une stratégie de violence et de haine.

© JOSE JORDAN / AFP
Le 7 juillet dernier, une députée de Vox a proposé un processus de « remigration » qui toucherait « 8 millions de personnes », incluant des migrants et « la deuxième génération », car, selon elle, « ils ne se sont pas adaptés à nos coutumes et, dans de très nombreux cas, ont en plus été à l’origine de scènes d’insécurité ». Avec cette idée, ensuite nuancée mais pas totalement démentie par le parti, Vox se rapproche d’Alternative pour l’Allemagne (AfD), l’aile la plus radicale de l’extrême droite européenne.
Quelques jours avant ces déclarations polémiques, plusieurs nuits d’attaques racistes contre la population migrante s’étaient succédé dans un quartier de Sabadell (Barcelone), suite à un rassemblement protestant contre l’insécurité provoquée par des squatteurs, supposément d’origine étrangère. Peu après, un incendie criminel au petit matin a brûlé une mosquée sur le point d’être inaugurée dans la localité barcelonaise de Piera.
Passage à tabacMais le pire était encore à venir. Deux jours seulement après la proposition de déportation massive de Vox, des images d’une supposée agression contre un homme âgé par des jeunes d’origine maghrébine ont commencé à circuler sur les réseaux sociaux. L’attaque était réelle : elle a eu lieu le 9 juillet à Torre Pacheco (40 000 habitants), un village agricole de la région de Murcie (sud-est) comptant 30 % de population migrante. Mais les vidéos diffusées, surtout dans des groupes Telegram ultras et néonazis, correspondaient à d’autres agressions, dont un passage à tabac d’un sans-abri et une attaque sans motif connu au Mexique. Peu importe : l’extrême droite cherchait juste une
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