« Girls for Tomorrow », quatre filles dans le vent mauvais des États-Unis
Nora Philippe suit quatre jeunes américaines sur 10 ans agissant pour un monde meilleur.
dans l’hebdo N° 1892 Acheter ce numéro

© Nora Philippe / Grande Ourse Films / Kwassa Films / BIND / Agitprop
Girls for Tomorrow est né dans des circonstances particulières que Nora Philippe évoque en ouvrant son film. En 2015, ayant dû déménager à New York avec un enfant en bas âge, elle se retrouve happée et presque cloîtrée par sa vie de mère et d’exilée. Dès lors, elle se met en quête de « petites sœurs et de grandes sœurs avec lesquelles je pourrai apprendre à recomposer ma liberté et concevoir mon prochain film », explique-t-elle en off. Elle ajoute : « Pour moi, cela va ensemble. »
Ces « petites sœurs », en l’occurrence, seront au nombre de quatre, que la réalisatrice rencontre à la Barnard University, très réputée aux États-Unis, située en face de Columbia, réservée aux femmes et d’horizon féministe. Ce sont quatre étudiantes, désireuses d’avoir un engagement fort sur le monde, militantes pour certaines, d’extractions sociales diverses.
Quatre jeunes femmes que Nora Philippe a décidé de suivre au long cours, sur une décennie pour ce premier volet, et jusqu’en 2045.
Lila, qui a grandi à la campagne, dans le Montana, étudie grâce à des bourses. Talia, issue d’un milieu juif orthodoxe, vient du Wisconsin. Evy, qui a déjà vécu successivement sur trois continents avant d’arriver à Barnard, est une activiste infatigable. Enfin, Anta, Afro-Américaine, elle aussi boursière, a perdu ses parents alors qu’elle était encore enfant, a dû vivre chez un oncle où on la maltraitait et d’où elle s’est échappée à 15 ans.
Âge de basculeQuatre jeunes femmes que Nora Philippe a décidé de suivre au long cours, sur une décennie pour ce premier volet, et jusqu’en 2045, projette la réalisatrice. On imagine l’implication assumée que cela représente pour les cinq
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