« Tout va bien », l’accueil comme il se doit

Thomas Ellis suit quatre mineurs non accompagnés à Marseille.

Christophe Kantcheff  • 6 janvier 2026 abonné·es
« Tout va bien », l’accueil comme il se doit
Le film s’attache à montrer la faculté de ces jeunes à répondre aux exigences du pays dans lequel ils se trouvent.
© Unifrance

Il est curieux d’intituler Tout va bien un film sur les mineurs non accompagnés réfugiés en France – à Marseille en l’occurrence. C’est pourtant le titre choisi par Thomas Ellis pour son premier long métrage documentaire. Sans doute en forme de provocation tant le discours général ambiant, sous influence de l’extrême droite, ressasse l’idée de l’immigration comme source de tous les problèmes. Mais aussi parce qu’il a véritablement filmé l’accueil tel qu’il devrait être de façon générale. Non que les parcours soient idylliques. Mais on suit des adolescents qui, depuis leur arrivée sur le sol français, ont été pris en main.

Au début du film, cet accueil est tout récent pour Abdoulaye et Tidiane, deux frères originaires de Côte d’Ivoire. Le premier a été placé dans un foyer alors qu’un doute plane sur l’âge du second, qui va devoir passer un test de minorité. De même, débarquant depuis peu d’Algérie, Khalil a lui pour premier handicap de ne pas parler français. Aminata, Guinéenne de 16 ans, est en France depuis deux ans et désire devenir soignante. Enfin, Junior poursuit un rêve – c’est pourquoi il a quitté la Côte d’Ivoire quatre ans auparavant : celui de faire carrière dans le football, tandis qu’il suit une formation dans la restauration.

Le passé de ces jeunes n’est pas abordé. C’est par des allusions métaphoriques que le cinéaste évoque des situations traumatiques de sauvetage. En revanche, le film s’attache à montrer leur faculté à répondre aux exigences du pays dans lequel

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