« Tout va bien », l’accueil comme il se doit
Thomas Ellis suit quatre mineurs non accompagnés à Marseille.
dans l’hebdo N° 1896 Acheter ce numéro

© Unifrance
Il est curieux d’intituler Tout va bien un film sur les mineurs non accompagnés réfugiés en France – à Marseille en l’occurrence. C’est pourtant le titre choisi par Thomas Ellis pour son premier long métrage documentaire. Sans doute en forme de provocation tant le discours général ambiant, sous influence de l’extrême droite, ressasse l’idée de l’immigration comme source de tous les problèmes. Mais aussi parce qu’il a véritablement filmé l’accueil tel qu’il devrait être de façon générale. Non que les parcours soient idylliques. Mais on suit des adolescents qui, depuis leur arrivée sur le sol français, ont été pris en main.
Au début du film, cet accueil est tout récent pour Abdoulaye et Tidiane, deux frères originaires de Côte d’Ivoire. Le premier a été placé dans un foyer alors qu’un doute plane sur l’âge du second, qui va devoir passer un test de minorité. De même, débarquant depuis peu d’Algérie, Khalil a lui pour premier handicap de ne pas parler français. Aminata, Guinéenne de 16 ans, est en France depuis deux ans et désire devenir soignante. Enfin, Junior poursuit un rêve – c’est pourquoi il a quitté la Côte d’Ivoire quatre ans auparavant : celui de faire carrière dans le football, tandis qu’il suit une formation dans la restauration.
Le passé de ces jeunes n’est pas abordé. C’est par des allusions métaphoriques que le cinéaste évoque des situations traumatiques de sauvetage. En revanche, le film s’attache à montrer leur faculté à répondre aux exigences du pays dans lequel
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