Super Bowl : Bad Bunny défie joyeusement l’Amérique trumpiste

Ce dimanche 8 février, le chanteur portoricain Benito Antonio Martínez Ocasio, de son vrai nom, a transformé la mi-temps la plus regardée des USA en fête populaire. Dès le début, le ton politique est donné à travers des décors de canne à sucre et de barrios, l’espagnol et l’esthétique ouvrière s’imposent face à l’Amérique trumpiste. De la gentrification (« Lo que le pasó a Hawáii ») à la crise électrique post-Maria (« El Apagón »), en passant par le féminisme (« Yo Perreo Sola »), l’artiste a célébré Porto Rico, les Latinos et l’immigration.
À sa « marquesina party », Bad Bunny a remis son Grammy Award à un petit garçon. Certains y ont vu une référence directe à Liam Conejo Ramos, le petit garçon détenu par ICE le mois dernier (et remis en liberté depuis). Avec ce spectacle, Bad Bunny a rappelé que l’amour, la joie et la fête peuvent être des formes puissantes de lutte et de résistance.
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