« Et toi, comment ça va ? », correspondance libanaise

Au cours de l’offensive israélienne au Liban en 2024, Michèle Standjofski et Charles Berberian ont tenu une correspondance en bande dessinée entre Beyrouth et Paris, pour résister au désespoir et livrer leurs impressions d’un conflit sans fin.

Marius Jouanny  • 5 mars 2026 abonné·es
« Et toi, comment ça va ? », correspondance libanaise
Si cette conversation par dessins interposés apparaît peu optimiste sur l’avenir de la région, au moins parvient-elle à élaborer un dialogue fécond entre deux individus aux vécus très différents. À gauche, une planche de Charles Berberian, à droite, de Michèle Standjofski.
© Casterman

Septembre 2024. Des milliers de bipeurs d’agents du Hezbollah piégés par Israël explosent en même temps, plongeant le Liban dans la sidération. Dix jours plus tard, le chef du Hezbollah, Hassan ­Nasrallah, est tué du fait de l’intensification des frappes israéliennes, qui précède une invasion terrestre sur le sol libanais. « Chère Michèle… » Depuis Paris, où sa famille s’est installée au début de la guerre civile libanaise en 1975, Charles Berberian prend des nouvelles de Michèle Standjofski.

La dessinatrice vivant à Beyrouth lui confie son incapacité à dessiner depuis le début de l’offensive israélienne. Son ami lui propose alors, comme ils l’avaient déjà fait à la suite de

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Littérature
Temps de lecture : 5 minutes