À Strasbourg, le théâtre est un habitant comme les autres
Les Galas du TnS font du geste de création un bien partagé entre artistes et territoire. Trois spectacles aux esthétiques très diverses y expriment la nécessité de la rencontre.
dans l’hebdo N° 1905 Acheter ce numéro

© Piano man / jean-Louis fernandez
Depuis quelques années, les démarches artistiques prenant comme base le territoire et ses habitants se multiplient de façon évidente. Ce désir de réinventer le lien entre artiste et public prend régulièrement la forme de festivals dont l’identité est liée à celles et ceux qui les portent. On pense au Festival du Moulin de l’Hydre créé par Simon Falguières et sa compagnie Le K dans un ancien moulin du bocage normand qu’ils rénovent de leurs mains.
Le Festival du Nouveau Théâtre populaire, organisé dans le village de Fontaine-Guérin (Maine-et-Loire), est aussi de ces utopies portées par des femmes et des hommes de théâtre qui se placent dans le sillage du théâtre populaire de Jean Vilar, tout en critiquant parfois l’état actuel des institutions censées en porter l’idéal.
Nous pourrions continuer longtemps ainsi, pour repérer les points communs à la plupart de ces initiatives : leur organisation indépendante de toute structure théâtrale et leur localisation dans des zones éloignées de la culture, le plus souvent rurales. Dans ce mouvement de quête d’un renouveau du modèle théâtral, les Galas du TnS détonnent quelque peu.
Nous avons absolument besoin de rencontrer dans nos pratiques des personnes qui ne nous ressemblent pas.
C. Guiela NguyenPorté par le Théâtre national de Strasbourg (TnS), imaginé par Caroline Guiela Nguyen, à sa tête depuis 2023, ce festival procède
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