Ludivine Bantigny : « Le Front populaire fut d’abord une politisation collective du corps social »
Autrice d’une récente recherche sur le Front populaire, l’historienne revient sur ce moment mythique pour la gauche et toute la population française, synonyme autant de conquêtes sociales majeures que de première expérience gouvernementale dans un contexte international très difficile.
dans l’hebdo N° 1918 Acheter ce numéro

© Maxime Sirvins
Ludivine Bantigny, docteure en histoire, a publié de nombreux ouvrages sur le mouvement ouvrier et l’histoire de la gauche. Elle a consacré sa thèse à la jeunesse face aux institutions politiques dans les années 1950, avec une attention particulière portée à la guerre d’Algérie. Ses travaux portent sur Mai 68, la Commune de Paris et les mouvements féministes ou révolutionnaires. Sa lecture novatrice du Front populaire montre le difficile exercice du pouvoir après les élections victorieuses de mai 1936, en dépit de l’immense espoir populaire né avec les grèves de juin 1936, il y a quatre-vingt-dix ans.
Vous rappelez au début de votre livre les politiques menées avant le Front populaire (FP) : des
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