Meurtre de Nahel : le combat des mots
Dès les premières heures après la mort de Nahel, les mots des médias grand public ont déshumanisé le jeune homme. L’éventualité d’un retour du terme « meurtre » dans le débat public, avant le procès du policier, autorise la perspective d’un autre regard sur « l’affaire Nahel ».
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© Maxime Sirvins
Le 27 octobre appartient à Zyed et Bouna, le 19 juillet à Adama. Nahel est désormais lié à une date devenue rendez-vous, le 27 juin, jour de la réalisation de son funeste destin. Trois ans plus tard, si l’affaire à son nom existe bel et bien médiatiquement – quoique soumise aux intermittences du calendrier judiciaire –, Nahel, adolescent mort entre les mains de la police, peine à garder corps au-delà du symbole.
Dès les premières heures, les mots des médias grand public déshumanisent. Le temps de la réflexion n’existe pas. Ce mécanisme ne surprend plus. Nahel, comme d’autres avant lui, a
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