Jordan Bardella, antisémite convaincu

Première salve de canon pour Mediapart. Le journal d’investigation a consacré une édition spéciale ce lundi 28 septembre à Jordan Bardella. Pour l’aspirant premier, c’est la douche froide. Au cœur des révélations, des propos et échanges privés à teneur antisémite que le jeune militant tient, entre 2013 et 2015, dès ses premières années d’engagement au Front national, qu’il rejoint en 2012. C’est un florilège du pire de la pensée conspirationniste et antisémite : il théorise dans un message que « si Marine Le Pen arrive au pouvoir, elle risque l’accident d’avion ou l’attentat par un soi-disant islamiste fou (manipulé par le haut bien sûr) » et dans un autre, que « les banques sont toutes détenues par des juifs ».
Fasciné par l’idéologue antisémite Alain Soral, il dit de ses analyses qu’elles « sont justes car tout se vérifie dans les faits ». Face à ces révélations, celui qui affirmait en 2013 que « la politique, c’est de la com », et qui joue sa réélection à la tête du RN en octobre (sans concurrence), se dit victime d’une « barbouzerie » ou encore de « faux grossiers ». Dans un message sur X (ex-Twitter) posté moins de trente minutes après la publication de l’article, Jordan Bardella annonce engager des poursuites contre Mediapart. Cette fois, la « com » suffira-t-elle ?
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