« De l’autre côté du lac », une irrésistible sauvagerie

Sylvain Prudhomme signe un thriller philosophique en pleine montagne, mêlant amour, réflexion écologique et préoccupation sur l’absence.

Lola Dubois-Carmes  • 4 septembre 2026 abonné·es
« De l’autre côté du lac », une irrésistible sauvagerie
La force du roman réside aussi dans la capacité de Sylvain Prudhomme à nouer tous les ressorts du thriller psychologique.
© Mathieu Zazzo

En cette rentrée littéraire, voici une proposition à la croisée du thriller et du nature writing – un genre littéraire sur les grands espaces, né aux États-Unis. Au départ, pourtant, « ça commence comme ça : une rencontre sur un parking », nous explique le narrateur, tombant instantanément sous le charme de Paola, une photographe d’une quarantaine d’années qui revient d’une expédition en haute montagne à plus de 3 000 mètres d’altitude. Il se renseigne sur elle, la recontacte et noue une courte correspondance débouchant sur la promesse d’un café.

Mais, avant que ce rendez-vous n’ait lieu, Paola disparaît au cours d’une expédition. Le narrateur commence alors une enquête, comme un élan pour obtenir des réponses mais aussi pour rencontrer la

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