« Wild Love », fièvre électrique
L’artiste suédoise délivre un puissant rock au féminin sur Wild Love, son exaltant premier album solo.
dans l’hebdo N° 1930 Acheter ce numéro

© Silken Weinberg
Déçue par l’enseignement, trop conventionnel à ses yeux (et oreilles), du conservatoire classique de Stockholm, Nina Winder-Lind a quitté il y a quelques années sa Suède natale pour vivre à Brighton, la dynamique scène musicale locale lui semblant plus en phase avec ses aspirations. À l’aune de ce qu’elle a déjà entrepris là-bas, on mesure aujourd’hui combien cette décision était judicieuse. Usant de la guitare et du violoncelle comme instruments de prédilection, la jeune femme se démarque, derrière le micro, par une voix rauque et profonde à laquelle un vibrato ardent confère une force expressive encore plus singulière.
Les onze chansons exsudent toutes une virulente fièvre électrique.
On a découvert cette artiste d’abord au sein de The New Eves, quatuor féminin et résolument féministe. Original et audacieux, le premier album du groupe (The New Eve Is Rising), paru en août 2025, explore un univers au confluent du post-punk et de l’acid-folk. Un an après, Nina Winder-Lind dévoile une facette plus intime de sa personnalité artistique et s’affirme pleinement comme autrice-compositrice-interprète avec Wild Love, son premier album solo.
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