Exilés éthiopiens : « Nous fuyons la mort, la faim et l’incertitude »

Chaque année, des centaines de milliers de personnes transitent par Djibouti, puis le Yémen, pour atteindre l’Arabie saoudite. Un périple dangereux, nourri par l’espoir d’une vie meilleure, autour duquel s’est développée une économie clandestine dont profitent passeurs, intermédiaires et même certaines autorités au sein de l’appareil d’État.

Clara Nusaybi  • 14 octobre 2026 abonné·es
Exilés éthiopiens : « Nous fuyons la mort, la faim et l’incertitude »
Des exilés marchent sur la route entre Tadjoura et Obock, au pied des monts Mabla, dans le nord de Djibouti, le 20 juin.
© Clara Nusaybi

À l’entrée d’Obock, dans le nord de Djibouti, un panneau de ­l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) affiche en amharique, en arabe et en français : « Choisissez la vie. » Il se dresse sur la piste qu’empruntent ceux qui viennent de traverser le désert sous plus de 50 °C et qui s’apprêtent à risquer leur vie en mer. À quelques

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