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Publié le 27 novembre 2009

«Les Cas Mortels Se Multiplièrent Et Il Devint Évident Qu'Il S'Agissait D'Une Véritable Épidémie»

Naaaaan, ma couille, t'enfuis pas: je vais pas te parler (du tout) du H1N1.

Mais d'un autre virus, que voici, grossi un million de fois:

Illustration - «Les Cas Mortels Se Multiplièrent Et Il Devint Évident Qu'Il S'Agissait D'Une Véritable Épidémie»

Si tu t'appelles Raymond, René, Roger (ou Brice), pas de panique: tu es sans doute immunisé.

Par contre, si tu as un prénom un peu sableux, du genre Ali, Hakim, Lamine, ou Mohamed, je voudrais pas te mettre les foies, mais tu es pile dans les populations à risque.

Vois plutôt: le 17 juin 2007, Lamine Dieng (25 ans) monte dans un fourgon de police.

Après: il meurt.

Autre cas: le 9 juin 2009, Ali Ziri (69 ans) monte dans un fourgon de police.

Après: il meurt.

Autre cas: Le 24 septembre 2009, Hakim Djelassi (31 ans) monte dans un fourgon de police.

Après: il meurt.

Autre cas: le 12 novembre 2009, Mohamed Boukrourou, 41 ans, monte dans un fourgon de police.

Après: il meurt.

Tu l'auras compris: ce virus, apparu au lendemain de l'élection du nouveau chef de l'État français, ne contamine - jusqu'à présent - que des Reunois et des Rebeus.

(Un peu comme s'il avait trop écouté certains de nos penseurs de médias.)

Et, certes: les autorités se veulent rassurantes - et vont même jusqu'à nier sa dangerosité.

Après chaque décès, elles commencent par jurer que la victime était fragile du coeur, ce genre de trucs1.

Mais dans la vraie vie, nous avons là un germe véritablement pathogène, et il serait temps, si tu t'appelles Mohamed, que tu commences à prier pour qu'on trouve rapidement un vaccin - parce que, statistiquement?

Tu as nettement plus de chances d'être infecté que ton voisin auvergnat (de souche).

(Sois discret, tout de même, quand tu pries: déjà que tu es affublé d'un prénom incroyablement provocant...)


  1. Dans le cas de Mohamed Boukrourou - le dernier en date - elles ont par exemple invoqué d'abord «la conjonction d'un altération vasculaire cardiaque et d'un stress aigu» : ce n'est qu'après l'autopsie qu'on a découvert sa «compression de la cage thoracique» - et ce n'est que « lors de la toilette mortuaire» que ses proches ont relevé qu' «il avait la joue droite éclatée et comme râpée, les yeux avec des cocards, l'arcade droite enfoncée, une oreille abîmée»


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