La ville aux deux LCR
En représailles contre une fédération qui a soutenu José Bové, la direction de la Ligue a parachuté à Clermont-Ferrand une candidate contre son dirigeant régional.
dans l’hebdo N° 955 Acheter ce numéro
Le cas de figure est assez rare pour être noté. Parmi quatorze candidats, les électeurs de la 1re circonscription du Puy-de-Dôme ont le choix entre deux LCR. Celle de Clermont-Ferrand, représentée par Alain Laffont, 60 ans, médecin et conseiller municipal bien connu des clermontois, et celle de Montreuil, où la Ligue a son siège national, qui a dépêché dans la cité ouvrière de Michelin une enseignante de Seine-Saint-Denis de 32 ans, Julia Gilger. Si l'on cherchait une preuve que le parti d'Olivier Besancenot joue désormais dans la cour des grands, ce duel fratricide en est un indice. Il est aussi le symptôme visible des traces laissées au sein de l'organisation trotskiste par le débat sur la candidature unitaire de la gauche antilibérale.
Car non satisfaite d'avoir défendu une stratégie unitaire opposée à l'orientation de la direction nationale de la LCR, l'an dernier, en s'impliquant dans l'animation du Collecif unitaire antilibéral local, la fédération du Puy-de-Dôme de la Ligue s'est entêtée : avec Alain Laffont, elle a activement
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