Une vague peut en cacher une autre
C’est en ordre dispersé que la gauche tente de résister au raz de marée annoncé de l’UMP. Derrière cet enjeu immédiat, le PS et la LCR entendent se positionner pour les échéances futures.
dans l’hebdo N° 955 Acheter ce numéro

S'opposer à la vague bleue. Le mot d'ordre de la gauche est des plus simples, à la veille du premier tour des élections législatives. Mais le défi est de taille, face une droite en pleine euphorie à qui les instituts de sondages prédisent entre 41 et 43 % des voix et plus de 420 députés, plus qu'en 2002 [^2].
Devant les panneaux électoraux des 27 candidats de la 1re circonscription de Paris. FEFERBERG/AFP
L'abstention, traditionnellement plus élevée aux législatives qu'à la présidentielle, est la principale hypothèque qui pèse sur le score de la gauche. En 2002, elle avait atteint les taux records de 35,58 % au premier tour et de 39,32 % au second. La proximité de la présidentielle et des législatives, renforcée par le quinquennat, joue contre la mobilisation électorale, soit que les législatives apparaissent comme une ratification du scrutin précédent, soit par effet de lassitude. Or, par tradition, l'abstentionnisme est surtout répandu dans les milieux populaires et chez les jeunes, plutôt favorables à la gauche. De nombreuses associations, inquiètes des projets du gouvernement, s'emploient à motiver les électeurs, sans se prononcer pour des candidats ou des partis politiques précis. Mais c'est principalement aux partis politiques qu'il revient d'expliquer aux électeurs que l'élection présidentielle ne donne pas tous les pouvoirs. Que la composition de l'Assemblée nationale peut influer sur la politique prônée par le président de la République, voire en imposer une autre si le scrutin envoyait siéger une majorité de députés de gauche à l'Assemblée nationale. Ce que
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