Mahmoud Darwich : l’art comme politique
Plusieurs hommages sont rendus au grand poète palestinien disparu cet été. L’occasion de se plonger dans une œuvre traversée par l’exil, et de prendre conscience de son universalité.
dans l’hebdo N° 1026 Acheter ce numéro
Le poète est parti dans l’indifférence médiatique de l’été. Mahmoud Darwich est mort le 9 août dernier dans un hôpital de Houston, à la suite d’une intervention chirurgicale. Le temps est venu sans doute d’exaucer l’un de ses vœux : le libérer de « cette charge très lourde » d’être le symbole de la Palestine, et parfois sa voix. L’hommage poignant qui lui a été récemment rendu à Bruxelles, à l’initiative de Leila Shahid, dans ce superbe espace culturel que dirige Fabienne Verstraeten, les Halles de Schaerbeek, aurait assurément comblé le poète. Chacun à son pupitre, et comme dans l’écho de deux langues qui dialoguent, Farouk Mardam Bey, en arabe, et Didier Sandre, en français, ont lu quelques-uns de ses poèmes, accompagnés par les ouds des frères Joubran. Le temps d’une soirée, l’atmosphère des récitals donnés par Darwich lui-même a ainsi été recréée. Un autre hommage lui sera rendu, à Paris cette fois, le 18 novembre [[À l’invitation de l’Association France-Palestine Solidarité, mardi 18 novembre à 19 h 45 au Fiap (salle Bruxelles), 30, rue Cabanis, 75014 Paris, M° Saint-Jacques ou Glacière. La soirée se poursuivra avec un débat animé
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