En quête de convergences

La Fédération a tenu son premier rassemblement festif ce week-end. Elle a aussi arrêté un calendrier et précisé sa position pour les européennes.

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La toute jeune Fédération pour une alternative sociale et écologique en avait fait un test. Près de 800 personnes ont assisté à son premier meeting national, le 6 février, à Montreuil (Seine-Saint-Denis). Une soirée plus festive que politique, où les chansons et prises de parole se sont succédé dans un brouhaha à l’image de la diversité que veut incarner ce rassemblement composé d’au moins huit courants antilibéraux. Pari réussi, donc, pour les organisateurs, qui avaient aussi programmé une journée de travail, le lendemain, à Saint-Denis.

Cette réunion, à laquelle ont participé 250 personnes, a constaté que la Fédération existe déjà dans 25 départements. Elle a aussi arrêté un calendrier de travail destiné à faire émerger un projet commun à toutes ses composantes (Alternatifs, Communistes unitaires, écologistes radicaux, collectifs antilibéraux…) d’ici à une assemblée générale en décembre. Ce travail de fond, inscrit dans la durée, est la marque de fabrique de ce regroupement qui veut inventer un nouveau rapport à la politique.
Bien que « la démarche de la Fédération excède de loin la seule question électorale » , elle n’en considère pas moins « l’échéance de juin 2009 » comme « un enjeu politique majeur » , affirme une des résolutions adoptées samedi. Décidée à « œuvrer pour la constitution de listes unitaires de toute la gauche de gauche » dès son lancement à la mi-décembre, la Fédération s’y félicite notamment du lancement par le PCF et le PG d’un « front de gauche pour changer l’Europe » ou du soutien commun de dix organisations de gauche au mouvement du 29 janvier, estimant qu’il « renforce la pression en faveur d’une convergence de toute la gauche de gauche en juin prochain » .

Elle déplore toutefois que « jusqu’à présent il n’existe aucun cadre unitaire pour coélaborer la démarche, les contenus et les listes, alors que sont prises des initiatives qui ­esquissent déjà ou préfigurent les grands traits d’une campagne » . En réponse aux exigences du NPA, le texte se prononce pour « un rassemblement politique durable dans les luttes et dans les urnes » , y compris aux régionales. Mais refuse de faire « de l’accord sur cette perspective une condition préalable à un front électoral aux européennes » .

Enfin, elle propose la tenue de réunions nationale et locales « avec toutes les forces de la gauche de gauche prêtes à converger » aux européennes et consultera ses collectifs locaux et ses composantes pour arrêter, dans les semaines à venir, une position qu’elle espère « partagée » pour cette campagne.


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