Polémique autour du procès du centre de rétention de Vincennes
Le procès des dix étrangers en situation irrégulière accusés d’avoir mis le feu au centre de rétention de Vincennes débutait ce lundi au tribunal correctionnel de Paris. Reportage au milieu des citoyens, militants et avocats venus soutenir les prévenus et protester contre la politique du gouvernement sur l’immigration.

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La foule se presse devant les portes closes de la 16e chambre du Tribunal correctionnel de Paris. Il est déjà 13h30 mais elles n'ouvriront pas de si tôt : un des prévenus, arrêté lors d’un contrôle d’identité à la Gare du Nord le jour même, manque à l'appel. Amère ironie pour les citoyens et militants venus en soutien aux sans-papiers.
Emma, jeune étudiante, à califourchon sur un banc, a fait le déplacement depuis Bordeaux : « Des amis à moi font partie du mouvement de solidarité aux détenus. Ces centres sont des prisons. Il en existe en Italie, dans toute l’Europe... Il faut qu’ils ferment. »
Pour Maître Laurence Bedossa, avocate de l'un des dix prévenus, ce procès est contraire aux procédures françaises et européennes :
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