Ce qui a changé…

Denis Sieffert  • 25 mars 2010 abonné·es

Le mot est trivial, mais il est efficace. À un ami qui lui demandait pourquoi il intégrait un adversaire politique au gouvernement, Clemenceau fit cette réponse : « Je préfère qu’il soit dedans et pisse dehors plutôt que dehors et pisse dedans. » En procédant à son mini-remaniement, Nicolas Sarkozy a-t-il songé à la célèbre formule du Tigre ? Toujours est-il qu’en nommant le chiraquien François Baroin au Budget et le villepiniste Georges Tron à la Fonction publique, il a surtout voulu neutraliser la dissidence au sein de sa majorité. La comparaison avec Clemenceau s’arrête là. Mais le message est terrible : au lendemain d’un scrutin débordant de sens politique et social, le président de la République répond par une basse manœuvre marquée par la seule obsession de sa réélection en 2012.

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Une analyse au cordeau, et toujours pédagogique, des grandes questions internationales et politiques qui font l’actualité.

Temps de lecture : 5 minutes