Régression sociale

Denis Sieffert  • 17 juin 2010 abonné·es

On connaît le mot de Woody Allen : « La dictature, c’est ferme ta gueule, alors que la démocratie, c’est cause toujours ! » Il résume admirablement la façon dont le gouvernement a conduit cette affaire de « retraites ». Si l’on est très optimiste, on peut à la rigueur en voir le côté positif : nous sommes décidément en démocratie ! Du moins ce qu’on nomme ainsi dans nos régions. L’autre leçon de ce tortueux feuilleton est moins plaisante : l’opinion a été baladée pendant trois mois, et de débat, il n’y eut point. Le gouvernement avait d’emblée décidé que l’on agirait sur les deux variables les plus défavorables aux salariés : l’âge légal de la retraite et la durée de cotisation. Ce qui n’est guère étonnant puisque ce n’est pas affaire d’idées mais

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Une analyse au cordeau, et toujours pédagogique, des grandes questions internationales et politiques qui font l’actualité.

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