L’eau n’est pas une source de profits
La reconduite du groupe Veolia pour la fourniture d’eau aux 144 communes franciliennes du Sedif pourrait provoquer le départ de plusieurs d’entre elles, qui veulent une gestion publique de ce service.
dans l’hebdo N° 1109 Acheter ce numéro

Après deux ans de lutte, Veolia a de nouveau emporté le plus gros contrat européen de distribution d’eau. Son client, le Syndicat des eaux d’Île-de-France (Sedif), fait confiance à l’opérateur industriel depuis 1923. Suez, qui comptait lui arracher quelques morceaux du gâteau, avait jeté l’éponge. « Veolia va encore profiter durant douze ans d’une rente de situation en facturant à nouveau l’eau la plus chère de France ! » , s’exclame Philippe Kaltenbach. Le maire socialiste de Clamart, qui est aussi vice-président du conseil régional, est l’un des principaux opposants à Veolia. Le Sedif fournissait jusqu’ici 4 millions d’usagers répartis sur 144 communes de la Petite Couronne et du Val-d’Oise, « mais, face au verrouillage, son éclatement apparaît comme une voie possible de reprise en main par le service public », explique Jean-Claude Oliva, président de l’association d’usagers Coordination eau