Claude Chabrol, la griffe d’un cinéaste

Claude Chabrol, décédé le 12 septembre, a exploré avec sa caméra le champ infini de la bêtise. Si son œuvre est inégale, elle compte nombre de grands films.

Christophe Kantcheff  • 16 septembre 2010 abonné·es
Claude Chabrol, la griffe d’un cinéaste

Dans un cinéma parisien, lors d’une projection d’Une affaire de femmes (1988), où Isabelle Huppert incarne la dernière guillotinée en France, en 1943, pour avoir pratiqué l’avortement, une bombe lacrymogène fut lâchée, qui eut pour conséquence la mort d’un des spectateurs, cardiaque. Les responsables en étaient des catholiques intégristes, qui ne supportaient pas la prière finale qu’Isabelle Huppert souffle avant son exécution : « Je vous salue Marie, pleine de merde. Le fruit de vos entrailles est pourri… »

On imagine combien Claude Chabrol, décédé à 80 ans le 12 septembre, a dû être accablé par cet épisode. Lui qui tenait la bêtise pour un puits sans fond et un champ d’exploration infini pour sa caméra était rattrapé par elle. Mais s’il fallait voir un

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Culture
Temps de lecture : 4 minutes