Quand Nicolas Sarkozy pompe le FN

Nous avons relu le programme de Jean-Marie Le Pen pour la présidentielle de 2007. Nationalité, lutte contre la délinquance, retraites, AME : toute la politique gouvernementale y est !

Olivier Doubre  • 23 septembre 2010 abonné·es

Nicolas Sarkozy et les conseillers qui écrivent ses discours ont de bonnes idées. Ils innovent quant aux mesures à prendre « en matière de sécurité » et « pour lutter contre l’immigration clandestine » . Les accuser de ­mettre en place la politique voulue par le Front national (FN) serait un odieux mensonge. Grand démocrate, Brice Hortefeux, au ministère de l’Intérieur, récemment condamné pour propos racistes par la justice, a bien entendu commis une regrettable erreur dans la formulation de la fameuse circulaire ordonnant aux préfets de démanteler les « campements illicites, en particulier ceux des Roms ». Il n’avait aucune intention de stigmatiser une communauté. Sa plume – après sa langue – a simplement fourché. Non, notre président (et son équipe gouvernementale) n’a vraiment rien à voir avec l’extrême droite xénophobe – dont on doit se réjouir qu’il ait si bien réussi à « siphonner » les voix en 2007…

2007, justement, l’année de l’élection présidentielle, après une campagne marquée par les mots « racaille » et « Kärcher ». Nicolas Sarkozy s’était alors engagé à ne pas toucher au système des retraites. Seul Jean-Marie Le Pen écrivait alors noir sur blanc dans son « programme de gouvernement entièrement chiffré » la phrase suivante : « Pour sauver notre

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Publié dans le dossier
FN + Medef = Sarkozy
Temps de lecture : 7 minutes