La grande peur d’Israël

Michel Warschawski, journaliste pacifiste israélien et fondateur du Centre d’information alternative (AIC), analyse ici les réactions d’Israël face aux bouleversements régionaux.

Michel Warschawski  • 19 mai 2011 abonné·es
La grande peur d’Israël
© Photo : AFP / GUEZ

En Israël, le Printemps arabe est plutôt perçu comme un automne lourd d’orages et de tempêtes. Si, au tout début des manifestations sur la place Tahrir, en Égypte, c’était plutôt l’indifférence, celle-ci a vite fait place à un autre sentiment. « Que dit-on d’Israël ? » , demandait le présentateur d’une des chaînes de radio au correspondant au Caire, et quand celui-ci répondit : « Israël n’est pas vraiment ce dont parlent les jeunes Égyptiens aujourd’hui » , on a pu entendre un « Ah bon ?! » déçu et légèrement vexé.

En Israël, on a l’habitude d’être au cœur des événements, de préférence comme victime d’un grand projet éradicateur. Être attaqué ou au moins insulté, c’est bon car, à Tel-Aviv, on sait – ou plutôt on croit savoir – comment réagir ; par contre, être ignoré, c’est tout simplement humiliant. Petit à petit, les éditorialistes et quelques

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Monde
Temps de lecture : 5 minutes