« Habemus papam » : être ou ne pas être pape
Habemus papam, film de Nanni Moretti sur
la difficulté à assumer
un rôle. Avec un magnifique Michel Piccoli en souverain pontife récalcitrant.
dans l’hebdo N° 1167 Acheter ce numéro

Les voies d’un conclave sont impénétrables. À la mort d’un pape, qui sait comment son successeur est élu, par quels calculs, quelle stratégie ? Cette élection de grande envergure peut-elle prendre une tournure inattendue et permettre la victoire d’un prélat qui aurait préféré ne pas devenir Saint-Père ? C’est en tout cas ce que Nanni Moretti, avec ses coscénaristes, a imaginé. Plus encore : après quelques tours de scrutin indécis, le choix se porte sur Melville (Michel Piccoli), qui non seulement ne s’attendait pas à recevoir cette charge, mais, au moment de se montrer au balcon face aux fidèles qui ont envahi la place Saint-Pierre, ne peut faire un pas de plus, pétrifié. Le nouveau pape ne se sent pas capable d’être pape !
Après Berlusconi, figure centrale de son