Les prix bas, ça coûte cher !
Présenté comme un modèle pour temps de crise, le low cost ajoute en réalité de la crise à la crise : davantage de problèmes de santé, de dégradation des conditions de travail, de pollution…
dans l’hebdo N° 1227 Acheter ce numéro
Écraser les prix. Qui pourrait s’y opposer alors qu’en 2013 le pouvoir d’achat des Français va entrer dans sa quatrième année consécutive de baisse [^2] ? Le low cost ou la magie du business model « gagnant-gagnant ». Non seulement le consommateur paie moins cher, mais le pionnier irlandais de l’aérien bon marché, Ryanair, affiche des résultats record (+ 25 % en un an). Avec une rentabilité supérieure à 6 %, Dacia, la filiale à bas coût de Renault qui fabrique la Logan, sauve quant à elle le constructeur de la catastrophe en pleine crise de l’automobile… « Le low cost, né en Allemagne en 1929, s’est toujours développé pendant les grandes crises économiques », analyse Pascale Hébel, directrice du département consommation du Crédoc. Voyez donc. Trente ans après l’implantation d’Ikea en France, les enseignes de mobilier pas cher prolifèrent (Alinéa, Fly…), la SNCF lance son premier « TGV éco » (un Paris-Lyon-Marseille-Montpellier à 25 euros dès 2013), la Société générale mise sur sa banque en ligne (Boursorama). On sue pour presque rien dans les salles de gym Néoness, les salons de beauté Body Minute arrachent du poil au kilomètre et, chez les coiffeurs Tchip, on coupe quasi gratis … Même les pompes funèbres proposent