Les prix bas, ça coûte cher !

Présenté comme un modèle pour temps de crise, le low cost ajoute en réalité de la crise à la crise : davantage de problèmes de santé, de dégradation des conditions de travail, de pollution…

Patrick Piro  et  Pauline Graulle  et  Clémence Glon  • 15 novembre 2012 abonné·es

Écraser les prix. Qui pourrait s’y opposer alors qu’en 2013 le pouvoir d’achat des Français va entrer dans sa quatrième année consécutive de baisse [^2] ? Le low cost ou la magie du business model « gagnant-gagnant ». Non seulement le consommateur paie moins cher, mais le pionnier irlandais de l’aérien bon marché, Ryanair, affiche des résultats record (+ 25 % en un an). Avec une rentabilité supérieure à 6 %, Dacia, la filiale à bas coût de Renault qui fabrique la Logan, sauve quant à elle le constructeur de la catastrophe en pleine crise de l’automobile… « Le low cost, né en Allemagne en 1929, s’est toujours développé pendant les grandes crises économiques », analyse Pascale Hébel, directrice du département consommation du Crédoc. Voyez donc. Trente ans après l’implantation d’Ikea en France, les enseignes de mobilier pas cher prolifèrent (Alinéa, Fly…), la SNCF lance son premier « TGV éco » (un Paris-Lyon-Marseille-Montpellier à 25 euros dès 2013), la Société générale mise sur sa banque en ligne (Boursorama). On sue pour presque rien dans les salles de gym Néoness, les salons de beauté Body Minute arrachent du poil au kilomètre et, chez les coiffeurs Tchip, on coupe quasi gratis … Même les pompes funèbres proposent

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Publié dans le dossier
Au secours, la droite revient
Temps de lecture : 7 minutes