Philippe Marzolf : « Si on trompe le public, on radicalise les opposants »

Philippe Marzolf critique les dysfonctionnements de la Commission nationale du débat public, à l’occasion du projet d’enfouissement des déchets à Bure. Selon lui, le jeu est bloqué d’avance.

Patrick Piro  • 13 juin 2013 abonné·es

Le débat public qui devait se tenir à Bure (Meuse) sur la création d’un centre de stockage des déchets nucléaires français vient d’avorter (voir ci-contre). Pour Philippe Marzolf, cet échec est représentatif des ambiguïtés que porte ce processus, jouant trop souvent un rôle d’accompagnement de projets déjà ficelés avant la rencontre avec le public.

Êtes-vous surpris par l’interruption du débat public à Bure ?

Philippe Marzolf : C’était largement prévisible. Les associations étaient très remontées et avaient décidé de ne pas y participer, mais on n’a pas fait grand-chose pour aller au-devant des contestataires et nouer un dialogue. Il est juste de qualifier ce processus de faux débat : on laisse croire au public qu’il s’agit d’échanger sur l’opportunité de construire le centre de stockage, alors qu’il n’en est rien. Comment peut-il en être autrement

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Écologie
Temps de lecture : 4 minutes

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