Enfermer les victimes ?

La protection des mineurs passe par une forme d’enfermement qui apparente ce centre à une « prison pour victimes ».

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Le plan d’action national contre la traite des êtres humains, publié le 14 mai et piloté par la Mission interministérielle pour la protection des femmes victimes de violences et la lutte contre la traite des êtres humains (Miprof), envisage la création d’un centre d’hébergement spécial. Prévu pour la fin 2014, il est censé accueillir des mineurs menacés de pressions et de représailles de la part de leurs réseaux. Mais leur protection passe par une forme d’enfermement qui apparente ce centre à une « prison pour victimes ». Si les mineurs concernés, entre 200 et 1 000 en Île-de-France, se rendent coupables d’actes délictueux – vols, notamment –, ils doivent être traités comme des victimes et non comme des délinquants, insiste le collectif Ensemble contre la traite des êtres humains.


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