Elias Sanbar : « Des Territoires palestiniens à un État reconnu »
Elias Sanbar analyse le changement de stratégie de l’Autorité palestinienne dans un contexte nouveau qu’il juge favorable.
dans l’hebdo N° 1324 Acheter ce numéro

La 69e Assemblée générale des Nations unies a inscrit à son ordre du jour la sempiternelle question palestinienne. Le débat s’est ouvert mardi. Au bout du chemin, le Conseil de sécurité aura à se prononcer sur un projet de résolution présenté par Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité palestinienne. Ce n’est pas la première fois, et beaucoup d’espoirs et d’illusions ont déjà été déçus. Mais Elias Sanbar, analyste et historien de cette si longue histoire, auteur de nombreux ouvrages, estime que les conditions sont cette fois différentes. Il nous dit pourquoi.
Qu’attendez-vous de nouveau de cette assemblée ?
Elias Sanbar : La tenue de l’Assemblée générale et du Conseil de sécurité n’est qu’une étape dans ce que l’on peut qualifier de nouvelle approche dans la recherche d’une solution conduisant à l’établissement d’un État palestinien souverain et indépendant. L’idée fondamentale a été d’inverser la procédure. Jusque-là, et en un quart de siècle de négociations, nous n’avons rien obtenu d’autre qu’un supplément de colonisation. Le point fondamental de la paralysie est de nature procédurale. C’est l’idée qu’il devait y avoir un premier accord, puis un statut intérimaire, puis la discussion
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