Écologie politique : le choix des armes
Face à la destruction de l’environnement, peut-on encore espérer détourner les institutions ou doit-on s’inscrire dans une démarche révolutionnaire ? Le militant Vincent Rissier répond au philosophe Pierre Charbonnier.
dans l’hebdo N° 1904 Acheter ce numéro

© Daniel LEAL / AFP
Quatre ans ont passé depuis l’invasion russe de l’Ukraine. Un séisme pour nombre de politiques mais également pour des intellectuels tels que le philosophe Pierre Charbonnier, chargé de recherches au CNRS, spécialisé dans l’histoire et l’épistémologie des formes de gouvernement de la nature. Quelques mois après le début de la guerre, la revue Green (1) publiait alors un numéro consacré au concept proposé par le philosophe : « l’écologie de guerre », qui aboutira à l’ouvrage Vers l’écologie de guerre en 2024 (2).
Défini comme « le moment où soutenabilité et sécurité n’apparaissent plus comme des injonctions contradictoires mais convergent – au moins dans les discours – pour aiguiller vers une réduction des émissions de gaz à effet de serre », ce concept est autant une analyse contemporaine et historique du réel qu’une proposition politique.
Pierre
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